Alicante en l’âme, Espacio Sénéca

Sénéca Alicante

« Alicante en l’âme » : une traversée sensible des métiers traditionnels à l’Espacio Sénéca

Un lieu, une date, un héritage

depuis le 15 janvier 2026 et jusqu’au 22 février, l’Espacio Sénéca à ouvert ses portes à une exposition qui ne se contente pas de montrer : elle raconte, interroge et relie. « Alicante en l’âme » invite le public à explorer la mémoire productive de la ville à travers la photographie contemporaine, la littérature et des objets issus des métiers qui ont façonné le territoire.

L’exposition se tient dans un lieu chargé d’histoire, installé dans l’ancienne gare routière d’Alicante. Ce bâtiment public, aujourd’hui reconverti en centre culturel, accueille depuis plusieurs décennies un vaste mural réalisé en 1948 par Gastón Castelló. Cette fresque voulait autrefois saluer voyageurs et habitants en célébrant les métiers qui donnaient vie à la région. C’est à partir de cette intention que se construit le projet actuel.

Une exposition qui propose un regard contemporain

Sous la direction de la commissaire Natalia Molinos, le collectif Mediterranía Foto présente 52 photographies organisées autour de cinq grands univers :

  • la mer

  • le barro et la pierre

  • les fruits, les arômes et les douceurs

  • la fibre, la palme et le tissu

  • les peaux et les jeux

Chaque ensemble compose une atmosphère propre, un paysage humain où se mêlent gestes anciens, matériaux bruts et pratiques qui perdurent malgré les transformations économiques. Rien n’est figé. Les métiers apparaissent comme des réalités vivantes, parfois fragiles, souvent méconnues, toujours essentielles.

Redonner une voix aux gestes

Loin d’une simple documentation, les images cherchent à révéler l’effort, la précision et la patience exigés par ces métiers. Les photographes ne montrent pas seulement une technique, mais tout ce qu’elle porte : un rythme quotidien, des savoir-faire transmis, un rapport au territoire qui se construit sur l’expérience directe.

Le choix de la lumière, le soin apporté à chaque cadrage, la proximité avec les artisans donnent à l’ensemble une force discrète. Le visiteur avance d’univers en univers sans jamais avoir l’impression d’observer un passé révolu. Les images suggèrent que ces métiers existent encore, qu’ils continuent de structurer des vies et des lieux.

La littérature comme fil conducteur

La particularité de l’exposition réside dans la présence de textes littéraires associés aux photographies. Les mots de Miguel Hernández, Azorín, Gabriel Miró, Francisca Aguirre, Trina Mercader et María Ibars ne commentent pas les images. Ils ouvrent des portes, donnent une respiration, déplacent le regard.

Cette association entre photographie et littérature offre un double mouvement : elle ancre les métiers dans un imaginaire profondément alicantin et elle évite une lecture trop descriptive. Le texte ne définit pas. Il accompagne. Il relie. Il rappelle que les gestes de travail appartiennent aussi à une culture, à une sensibilité collective.

Une exposition qui se vit en plusieurs dimensions

En plus des photographies et des textes, « Alicante en l’âme » présente des objets issus de la Fundación Biomimeti – Círculo de Artes y Oficios de Alicante. Ces pièces matérialisent la présence concrète de ces métiers. Elles donnent une densité tactile à l’exposition, comme si les outils voulaient parler eux aussi.

Une projection audiovisuelle vient compléter ce parcours. Elle élargit encore la perspective en montrant d’autres travaux du collectif Mediterranía Foto.

Une programmation qui enrichit la visite

Autour de l’exposition, plusieurs rencontres publiques sont organisées.

Le documentaire sur l’industrie de la chaussure

Le 22 janvier à 18 h 30, l’Espacio Sénéca accueille la présentation du documentaire « 150 ans d’industrie du calzado à Elche ». Réalisé par Juan Fuster et produit par la Fundación Proyecto Puçol en collaboration avec la Universidad Miguel Hernández d’Elche, il retrace l’évolution d’un secteur emblématique de la région.

Une table ronde sur la création photographique

Le 29 janvier, des membres de Mediterranía Foto participent à une rencontre consacrée au processus créatif. Techniques, choix esthétiques, relation avec les artisans, rôle de la photographie dans la mise en valeur du patrimoine : autant de thèmes abordés sans prétention didactique.

Une conférence sur la persistance des métiers

Le 5 février, José Ángel Gran Moreno analyse la manière dont les métiers traditionnels survivent, se transforment ou disparaissent. La question n’est pas nostalgique. Elle touche à la structure même des territoires et à leur capacité d’adaptation.

Un débat sur l’identité alicantine

Le 12 février, plusieurs représentants de l’Asociación Provincial de Artesanos de Alicante discutent de ce que signifie aujourd’hui l’identité locale. Comment la préserver sans l’enfermer ? Comment intégrer le patrimoine dans un avenir en mouvement ? Le propos reste ouvert et privilégie la réflexion plutôt que l’assertion.

Informations pratiques

Les sources disponibles ne mentionnent aucun tarif d’entrée. En l’absence de données officielles, il faut considérer que le prix n’est pas précisé. Les expositions de l’Espacio Sénéca sont souvent gratuites, mais cette information ne peut être confirmée sans vérification directe.

Les horaires d’ouverture ne sont pas indiqués non plus. L’Espacio Sénéca suit en général un fonctionnement en journée, mais là encore, rien ne permet d’en donner une version certaine. Le plus prudent reste de consulter la programmation municipale ou la page officielle du lieu.

Pourquoi cette exposition importe

« Alicante en l’âme » ne célèbre pas un passé idéalisé. Elle met en lumière des métiers qui ont constitué la structure économique de la ville et qui, pour certains, demeurent essentiels. Elle montre aussi que la modernité ne consiste pas à effacer ce qui a été, mais à reconnaître ce qui demeure.

L’exposition pose une question simple et rarement abordée : comment une ville se raconte-t-elle à travers le travail de ses habitants ? Les métiers traditionnels définissent un rapport au territoire. Ils structurent une culture. Ils donnent forme à des liens sociaux. Leur disparition ou leur mutation ne doivent pas se faire sans réflexion.

Cette proposition artistique offre ainsi un espace de pensée et de sensibilité. Elle ne cherche pas à convaincre, mais à ouvrir. Elle permet au visiteur de percevoir que les gestes quotidiens, parfois modestes, constituent une mémoire profonde.

Un parcours qui s’adresse à tous

Le grand public y découvrira une approche accessible, sans jargon. Les amateurs de photographie apprécieront la cohérence visuelle. Les passionnés de patrimoine y trouveront un regard neuf. Quant aux habitants d’Alicante, ils pourront renouer avec des aspects de leur ville qu’ils croyaient parfois lointains.

Rien dans cette exposition n’est imposé. Le parcours laisse au visiteur la liberté de s’attarder, d’interpréter, d’imaginer. C’est cette souplesse qui en fait la richesse.

En savoir +

FAQ

• L’exposition est-elle payante ?
La source ne donne aucune information. Le tarif est donc non précisé.

• Où a lieu l’exposition ?
À l’Espacio Sénéca, dans l’ancienne gare routière d’Alicante.

• Quelles sont les dates ?
Du 15 janvier au 22 février 2026.

• Combien de photographies sont présentées ?
52 images réparties en cinq thèmes.

• Qui organise le projet ?
Le collectif Mediterranía Foto, sous la direction de Natalia Molinos.

• Y a-t-il des activités complémentaires ?
Oui, un documentaire, une table ronde, une conférence et un débat entre le 22 janvier et le 12 février.

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